Zal Sissokho parle de “partage”

Le montréalais Zal  Sissokho a sorti en janvier dernier son nouvel album, Le partage, dans lequel il est justement question de partage, de solidarité et bien entendu de remerciement.

« L’être humain est un paradoxe : autant il est capable d’amour, de vie et de création, autant il peut être d’une cruauté sans nom. Je choisis tous les jours de miser sur sa capacité à aimer et à transmettre le partage », voilà ce qu’on peut lire, en guise d’introduction, dans la pochette de ce nouvel opus de Zal et son groupe Buntalo.

Onze titres permettent d’en savoir plus sur le sens du partage du musicien, originaire du Sénégal, pays de la teranga. Issu d’une longue tradition de griots mandingues, les Sissokho, Zal perpétue le sens de l’hommage avec sa kora, comme sur le titre Chantal Jolis, « témoignage à cette personne formidable. Merci beaucoup pour tout ce que tu as fait pour moi et pour l’amour de la musique du monde ».

Il partage également son album avec plusieurs artistes d’ici. David Mobio, aux claviers, est sur 10 des 11 titres, Manu Pelé, à la voix, sur 8 titres, alors la griotte Malienne Tapa Diarra donne de la voix sur 6 titres.

On entendra notamment les percussions du compatriote Karim Diouf sur les chansons Kanigno (union entre deux personnes) et La presse, dans laquelle il fustige cette presse qui laisse croire aux enfants d’Afrique qu’Occident est synonyme de fortune.

Au menu également, une ode à la Casamance, « l’une des plus belles régions du Sénégal, celle qui a vu naître [ses] parents », à sa fille, Astou Tapa et à la paix sur le titre Thiedo et sur la pièce la plus reggae de ce deuxième opus, Pourquoi.

Zal n’oublie pour autant pas la société qui l’a accueillie. Comme le témoigne ce bel hommage à Félix Leclerc avec la reprise de la pièce Attends-moi ti-gars, accompagné de Geneviève Besner, Tapa Diarra, Manu Pelé, Aboulaye Koné et David Mobio.

Autre belle collaboration, celle avec le slameur et surtout poète urbain, Fabrice Koffi dans la chanson Les trois repas, qui porte indubitablement sur le partage, mais surtout sur l’injustice qui gangrène la société.

Le partage est bien entendu un disque qu’il faut écouter pour ses arrangements, ses sonorités purement mandingues appuyées par cette kora si caractéristique, ses nombreuses collaborations, mais également par son discours rassembleur et universel.

En passeur de message, Zal réussit avec brio sur ce deuxième opus à transmettre, plus que son héritage de griot, son amour de la terre et de ses habitants.

« Si chacun se sentait responsable du bien-être commun, de l’avenir de chaque enfant comme si c’était le sien, un grand nombre de nos problèmes seraient plus supportables. L’être humain est un paradoxe : autant il est capable d’amour, de vie et de création, autant il peut être d’une cruauté sans nom… » (Zal Sissokho)

Le groupe Zal Sissokho et Buntalo sera le 7 mars prochain au Lion d’Or

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